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Journée sans téléphone : Signe d’une jeunesse en quête de connexion avec la nature
Journée sans téléphone : Signe d’une jeunesse en quête de connexion avec la nature
Journée sans téléphone : Signe d’une jeunesse en quête de connexion avec la nature

Journée sans téléphone : Signe d’une jeunesse en quête de connexion avec la nature

La "Journée sans téléphone" est une initiative prise par un groupe de jeunes dont le slameur Jean Wood Jude se retrouve à leur tête. Les deux premières éditions ont eu lieu respectivement le 30 septembre et le 29 octobre 2024 à Kenscoff. La prochaine édition est prévu pour ce 30 novembre, toujours dans la commune de Kenscoff, au-dessus de Pétion-Ville

La pratique se veut innovante, dans le fait qu’elle fournit un cadre idéal au public (généralement jeune) qui facilite son interconnexion, en leurs garantissant une meilleure connexion aux livres, aux jeux traditionnels, et à la nature luxuriante de Kenscoff.

L’utilité du téléphone

Le téléphone, avec le temps, est devenu un outil essentiel dans la vie des gens, son omniprésence, et son importance, rendant difficilement envisageable toute envie de l’écarter de soi, ne serait-ce que le temps de se nourrir. Son absence pendant un laps de temps est carrément devenue une véritable source d’angoisse. Avec les importantes évolutions technologiques, et l’évolution surprenante de l’intelligence artificielle, le monde se promet de devenir de plus en plus informatisé, rendant ainsi la nécessité de se doter d’un téléphone intelligent encore plus indispensable au sein des grandes villes.

Dans un pays comme Haïti, où les moyens de loisirs classiques, pouvant faciliter la cohésion sociale, tels que les salles de cinéma, les enceintes sportives, les grandes salles de concerts, ou même des bibliothèques à statut géant, brillent par leur grande absence. Un pays où l’inclusion financière passe pour une bonne majorité de sa population par des applications mobiles, l’utilité du téléphone n’est plus à démontrer. Cependant, le téléphone, comme tout autre élément de ce monde, détient aussi son côté nocif. La tendance addictive développée autour de ce dernier n’est pas des moindres. C’est devenu, avec le temps, pour certaines personnes, un véritable enjeu de santé mentale. D’où l’importance des initiatives telles que les journées sans téléphone, qui fournissent un environnement attrayant, où les gens (les jeunes en particulier) peuvent s’essayer à l’idée de s’écarter un peu de ce précieux sésame le temps d’une journée, pour s’offrir une meilleure connexion à la nature.

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Son importance écologique

Toute tentative de connexion de l’humain du 21e siècle à la nature est un geste honorable. L’initiative "Journée sans téléphone" possède aussi cette particularité qui la rend encore plus spéciale. L’homme, au contact de la nature, devient plus conscient de la valeur de celle-ci et est plus apte à s’engager volontier au bénéfice de sa défense. C’est un fait qu’on ne saurait nier.

De plus, nous sommes à l’heure du changement climatique, où le devoir d’une prise de conscience collective face à la dégradation accélérée de notre environnement est devenu plus qu’une nécessité. La "Journée sans téléphone" est une initiative qui, si elle parvient à se généraliser, permettrait à la planète de réaliser d’importantes économies d’énergies, car les applications mobiles que nous utilisons au quotidien et les outils récents de l’IA consomment de grandes quantités d’énergie pour alimenter leurs principales bases de données. En réduisant à un certain niveau le nombre de consommateurs de ces outils numériques.

C’est une offre onéreuse que nous faisons à l’atmosphère qui n’arrive plus à respirer normalement depuis un certain temps, en raison des effets néfastes des pratiques énergétiques des hommes.

Signe d’une jeunesse innovatrice

La jeunesse se retrouve, à juste titre, en première ligne face à la numérisation accélérée de nos quotidiens. C’est à elle que revient, très certainement, le devoir d’identifier les bons et les mauvais côtés de cette réalité nouvelle qui s’impose à elle, afin de pouvoir prioriser les bonnes pratiques et savoir quoi exactement laisser de côté. C’est justement à ce niveau que cette initiative dénommée "Journée sans téléphone" s’inscrit parmi les bonnes nouvelles. Car elle dévoile une conscientisation face aux dangers permanents que pourrait représenter la connexion illimitée que prônent les nouveaux maîtres du monde, et se dote des moyens pour pouvoir la contrecarrer par des pratiques plus saines, facilitant ainsi la cohésion sociale en rendant possible la connexion des hommes entre eux. C’est une initiative qui mériterait un engagement dans le temps long, afin de pouvoir se généraliser, et atteindre le plus de monde que possible.

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À propos de l'auteur
Moise Francois
Moise Francois
Moise Francois

Journaliste rédacteur, poète et apprenti juriste.

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Wood Jude

Très bel article.

12 Novembre 2024 à 06:39:00 AM
Samantha Josué

J'aimerais y participer avec vous merçi

12 Novembre 2024 à 07:36:58 AM
Agénord

C'est très intéressant

12 Novembre 2024 à 08:52:16 AM
Rebecca

Franchement c’est vachement intéressant et c’est tentant

12 Novembre 2024 à 10:58:16 AM
DALISIEN

Belle initiative !!
Quelles sont les procédures de participation,svp???

12 Novembre 2024 à 04:32:40 PM
Moïse François

Pour celles et ceux qui voudraient prendre part à la prochaine édition vous pouvez me contacter sur 509 37174917.

Merci

12 Novembre 2024 à 11:28:03 PM
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Publié récemment

Pitié ou l’œuvre d’une vieille âme écrasée sous le poids d’une existence au goût d’absinthe

Le vocable crise charrie une infinité de sens. Nulle intention de les révéler tous cet après-midi. Toutefois, quelques précisions s’imposent. Une gamine dont les parents ne disposent pas de fonds suffisants à Noël pour lui acheter une poupée de la petite Sirène noire pique une crise et s’enferme dans sa chambre à double tour sans toucher à ses repas de la journée. Un garçon dont le chien a été empoisonné subitement par un voisin pour se venger ou abattu ayant contracté la rage, perdant du jour au lendemain un ami fidèle, entre en crise. Pour finir une société en proie à toutes sortes de mutations et dont les dirigeants sont veules, peut-être prolongée dans une profonde crise. Dans le premier cas, la jeune fille boude pour attirer l’attention de ses parents afin de se sentir apprécier des enfants de son âge à l’école ou dans le voisinage. Aujourd’hui, une trentaine de minutes de négociations peuvent suffire pour y dégager une solution durable. De mon temps, quelques coups de ceinture bien sentis aurait eu raison de ce caprice. Mais, l’humanité évolue, dit-on. Dans le deuxième cas, ce garçon peut retrouver le sourire au bout de quelques semaines. Il lui faut un peu d’attention et, sans doute un autre chien. Comme dirait Stendhal, seule la passion triomphe de la passion. Dans le dernier cas, cette société dirigée par des ineptes est secouée dans ses assises profondes. Ses institutions peuvent une à une se déliter. Les forces vives se dissoudre en un rien de temps. Cette situation crée un tsunami sociétal qui détruit toute vie au sein de cette collectivité. C’est effectivement une crise. La crise de ce point de vue constitue une situation alarmante, désespérée dans l’existence d’une communauté où rien ne va. Le chaos y règne en maître. L’essence même de la vie disparaît. L’individu peut prendre le pas sur la collectivité. Chacun tentant de résoudre ses problèmes sans se soucier d’autrui. Le voisin le plus proche est relégué à des années lumières de soi. Comment se tourner vers la création? Comment continuer à concevoir l’altérité? Comment l’artiste peut s’imprégner de ce grand désarroi collectif comme source de motivations? Voilà les questions auxquelles je dois répondre. Un artiste voit et sent ce que le commun des mortels ne peut même pas imaginer dans une vie de mille ans. Il crée pour dénoncer, quand sa conscience d’être humain est révoltée. Il exalte les héros ou la patrie selon son ressenti. Il chante la beauté d’une femme irrésistible, envoûtante ou mochement resplendissante. Il peut aussi se servir de la désolation ambiante pour donner un sens à la vie. Créer en littérature comme dans les arts en général ne dépend pas de la conjoncture. L’acte de création est fonction des dispositions du créateur. Les événements tétanisent certains et galvanisent d’autres. Créer est jouissif. Chacun jouit donc selon sa fantaisie. Écrire ouvre la voie au changement. L’écrivain jette un regard différent sur le monde. En s’incrustant dans le réel il l’enjolive, le rend meilleur ou hideux selon le message qu’il entend partager. Tout compte fait, avec lui la vie n’est jamais figée. Écrire c’est mettre le monde dans un bocal pour y parcourir l’univers. L’artiste couve son œuvre par tous les temps. Oswald Durand métait en joie d’apercevoir le beau corps de Choucoune de son observatoire secret. Musset par contre dans la douleur rédigeait sa nuit d’octobre. Quant à Dany Laferrière, en exil, il décrivit les horreurs de la dictature duvaliériste et l’insouciance des jeunes filles de son quartier dans ce monde violent et dangereux. En définitive, l’écrivain vit dans une société avec des valeurs qu’il partage ou non. Elles conditionnent son existence ou n’ont aucune prise sur lui. À bien des égards, le monde ambiant lui sert de laboratoire. Il y réalise ses expérimentations. Il jette sur le monde un regard neuf, usé, désabusé, mélancolique, violent, plein d’aigreur selon son humeur. Pitié est l’œuvre d’une vieille âme écrasée sous le poids d’une existence au goût d’absinthe. Le jeune Mike Bernard Michel vit d’expédients et de mensonges. Les mains de la vie s’abattent sur lui avec une violence indescriptible. Le malheur l’étreint dans ses bras jour et nuit. Faut-il pour autant baisser les bras ? Musset aimait à dire : « l’homme est un apprenti, la douleur est son maitre. Et nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert. » L’artiste doit produire sous tous les cieux. Telle est sa vocation. Les incompétents au pouvoir, les bandits légaux ou de grands-chemins, la cherté de la vie, le chômage, les chagrins d’amour sont autant de sujets de préoccupations pour lui. S’il est vrai que ventre affamé n’a point d’oreilles, toujours est-il qu’il garde le cerveau en éveil. Que dis-je, il le stimule au point de créer des œuvres intemporelles. Monsieur Pitié vous avez un bel avenir devant vous. Oeuvre de Jean Rony Charles, le livre est disponible chez les Éditions Repérage.

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